Trail et low-carb_Récap semaine 24: trail à Sancerre, la Magnum.

 C'est une semaine riche en rebondissements et en enseignements.

 J'ai été interpellé par une conversation avec un coureur low-carb sur facebook. Il me parlait de cétogène hypotoxique.
 Au premier abord, je me suis dit qu'il était fou de se priver de produits laitiers et fromages. Mais comme d'habitude, j'ai fouiner pour savoir ce que c'était.
Je découvre l'index insulinique. C'est le taux d'insuline produit après absorption de certain aliment.
Un yaourt, même sans glucides (3%) nous fait produire la même insuline qu'un Snickers! Un truc de fou.
Je découvre aussi que ces aliments sont acidifiants pour l'organisme. Ce qui favorise, l’inflammation. Et donc, les blessures du coureur.
Je redécouvre aussi l'importance de la source des lipides, omega 3/6/9.
Finalement, le raisonnement ce tient.

 En faisant un peu le bilan, je me rends compte que j'ai trop focalisé sur les macros. En voulant contrôler les glucides, j'ai un peu perdu de vu le reste.
Je trouve aussi que je fais du lard sans trop savoir pourquoi.
Je réfléchi et me décide de franchir le pas tranquillement. Je vais diminuer jusqu'au stopper complètement les produits laitiers, réduire les protéines animales vers des végétales. Je vais aussi soigner mon apport en lipides privilégiant les végétaux à la place des crèmes, beurre ou fromages.
Nems poulet avec des feuilles de chou

D'ici 3 mois, je verrais bien ce que ça donne!

 En dehors de tout ça, j'ai le trail de Sancerre qui m'attend! 35 km et 1000m de dénivelé au programme du samedi. C'est une course où je veux sortir de ma zone de confort. C'est à dire un rythme cool sur de longues heures.
Mais je ne suis pas dans de super dispositions.
Après une petite séance de 30/30, j'ai encore mal au mollet gauche, ça ne passe pas...
J'ai aussi un coup de barre en milieu de semaine. Je décide me laisser 2 jours off avant la course. En général, je n'aime pas trop ça.
Petite séance de vélo de route pour patienter le mercredi et ensuite repos.

Le vendredi je charge un peu en glucides avec une patate douce et des bonnes protéines de bœuf.
Charge glucidique
 Le samedi, le jour fatidique arrive. Petit déjeuner avec du pain keto et du beurre de cacahuète. Le midi, ce sera un porridge keto. Je me garde une banane à prendre 1 heure avant le départ.
 Je retrouve Olivier et Laurent sur place. C'est le 1er dossard pour Olivier suite à ses divers pépins physiques. Pour Laurent, ce ne sera qu'une formalité. Sancerre, c'est son format de course!


 Départ à 16h. Je pars fort! Un coup d'oeil à ma montre et je vois un 17km/h, je vois aussi un cardio à 183bpm. 
 Après être sorti du village, on attaque la 1ère grimpette. Et là, rien! Je n'ai rien dans les jambes. Elles sont dures et douloureuses. Impossible de mettre du rythme sur ces portions que je connais pourtant.
Je sais que ça va être dure... Le cardio ne baisse pas, je suis toujours vers les 170bpm soit mes valeurs de seuils. En plus, une barre me coupe le ventre et me donne envie de vomir à chaque gorgée.
 Je tiens le coup en serrant les dents pendant 2 heures. Mais alors que d'habitude, c'est à ce moment ou je remonte des places, aujourd’hui, j'en perds. Je n'ai plus d'énergie. Il me tarde simplement que ça finisse. Je ne peux pas courir dans les côtes mais il faut que je me force dans les descentes. Mes cuisses me brûlent comme si elles avaient 5000m-.
 J'en termine à bout de force. Impossible de rester debout, je dois m'asseoir. Impossible aussi de manger au ravitaillement, même un verre de coca ne passera pas.
Résultat: 93e sur 600 en 3h27. Pas Brillant...

 Ce sera une course riche en enseignements. J'ai fait le bilan, aidé par les membres du groupe "sport en cétose" sur facebook.
- Je n'ai pas récupéré de la Terminorum, c'est clair. C'est ce qui explique mon cardio toujours haut depuis 15 jours.
- Je suis parti trop fort! Mais c'était voulu.
- Mon mollet n'a pas bronché et a tenu le coup.
- Mon régime cétogène ne fonctionne pas sur des hautes intensités. Au dessus de ma valeur de seuil (170bpm) je ne dois plus carburer aux lipides mais aux glucides. Cela passe pour des fractionnés quand le stock est plein. Mais pour un trail de 35km, c'est impossible de tenir avec une demi banane et 2 verres de coca.
- Il faut exceptionnellement tourner au glucose pour tenir. 
- Faire une bonne charge avant, environs 150gr les 2 derniers jours. Et il faut se recharger en course pour ne pas puisser trop dans les stocks.
- C'est une piste à creuser. Il n'y pas beaucoup de retours sur ce type d'effort. Les Ultra-trails sont assez bien maîtrisés maintenant mais pas les trails courts à rythme elevé.
Je vais fouiner chez Zach Bitter, Jeff Volek et Tim Noakes.


Commentaires